En toute franchise
Questions-réponses
Depuis le lancement de Cap socialiste, nous recevons de nombreuses questions sur ses motivations, son positionnement ou même sa pertinence. Nous y répondons ici, en toute franchise.
Quelles sont les raisons qui ont motivé la création de ce groupe ?
Cap Socialiste est un groupe d'action né d'un constat : la campagne de Raphaël Glucksmann ne fera pas front à l'extrême droite.
Cap Socialiste est né d'une conviction : pour faire reculer l'extrême droite, la gauche doit retrouver une capacité à donner de l'espoir et à changer concrètement la vie.
Nous voulons faire vivre un socialisme populaire, clairement ancré à gauche, qui assume la rupture avec les politiques ayant creusé les inégalités et affaibli les services publics.
Notre démarche associe la production d'idées, la bataille culturelle et l'action militante. Nous voulons comprendre, proposer et agir.
Face à l'extrême droite, nous avons besoin d'une gauche qui assume ses convictions et redonne des raisons d'espérer.
Qui sont les personnes derrière ce lancement ?
Nous sommes des camarades socialistes qui souhaitons nous donner un cadre collectif pour agir, sans attendre que toutes les réponses viennent des directions nationales ou du calendrier présidentiel.
Nous partageons une inquiétude devant la progression de l'extrême droite, mais aussi une exigence envers notre propre famille politique. Le Parti socialiste doit renouer avec les classes populaires et porter une véritable perspective de transformation sociale.
Nous refusons que le débat à gauche se résume au choix d'une personnalité. La personnification de la vie politique est à l'antithèse de ce que devrait porter la gauche. Il faut discuter du projet, des propositions sociales que nous défendons et des moyens de retrouver une majorité populaire.
Cap Socialiste doit permettre à chacun de pouvoir contribuer comme il le peut.
Nous avons décidé de transformer une inquiétude partagée en engagement collectif.
Pourquoi estimez-vous que la campagne de Raphaël Glucksmann ne permettra pas de faire front à l'extrême droite ?
Notre désaccord est politique. Nous ne croyons pas qu'une gauche qui cherche principalement à reconquérir l'électorat du bloc macroniste puisse, à elle seule, répondre à la crise sociale et démocratique.
Nous contestons la logique des « gauches irréconciliables ». Pour gagner, il faut construire des convergences autour d'un projet exigeant, sans effacer les désaccords.
L'enjeu est aussi de retrouver celles et ceux qui se sont éloignés de la gauche ou du vote, en apportant des réponses crédibles sur les salaires, le logement, les services publics et le pouvoir de décider.
Notre critique doit déboucher sur une proposition : une gauche de rupture avec le social-libéralisme, capable de rassembler largement autour de transformations concrètes.
Nous ne ferons pas reculer l'extrême droite en laissant sans réponse les colères et les injustices dont elle se nourrit.
Concrètement, comment s'organisera votre action durant ces mois de campagne présidentielle ?
Notre engagement collectif dans cette campagne est la lutte contre l'extrême droite.
Une veille permettra de repérer les informations et les sources utiles. Le pôle Recherche les approfondira et validera le fond, la communication les transformera en contenus accessibles et diffusables.
La mobilisation territoriale permettra de traduire ce travail en échanges et en initiatives sur le terrain.
Les événements et les relations extérieures serviront à confronter nos analyses, à nourrir nos propositions et à travailler avec d'autres acteurs.
Chacun doit pouvoir participer selon ses compétences et ses disponibilités, avec des tâches concrètes et utiles.
Notre méthode : documenter, expliquer et agir.
Si vous ne faites pas la campagne de Raphaël Glucksmann, pourquoi ne pas faire celle de Jean-Luc Mélenchon ?
Notre démarche ne consiste pas à passer automatiquement d'un candidat à un autre. Nous voulons faire vivre une orientation socialiste et contribuer à la reconstruction de notre famille politique.
Nous revendiquons une gauche de transformation, attachée à la justice sociale, à l'écologie et à la démocratie. Cela nous conduit à rechercher des combats communs avec d'autres forces de gauche, sans renoncer à notre affiliation au Parti socialiste.
Le rassemblement doit se construire sur un projet et des engagements. Il ne peut pas se résumer à demander à toutes les sensibilités de se ranger derrière une personnalité.
Cap Socialiste n'a donc pas vocation à devenir l'écurie présidentielle d'un autre candidat.
Nous sommes contre la personnification de la vie politique, nous ne pouvons donc pas nous ranger derrière un homme qui prétend vouloir, à juste titre, changer les règles du jeu, alors qu'il en est le plus grand exemple. JLM est un professionnel de la politique. Il a été député, sénateur, député européen, conseiller général, 4 fois candidat à l'élection présidentielle. Il est de fait à l'antithèse de ce que nous portons en termes de représentation politique. Il devrait laisser la place aux jeunes.
Nous ne cherchons pas une personnalité de remplacement : nous voulons faire vivre un cap politique.
Quelles actions de terrain et quelles campagnes numériques envisagez-vous ?
Nous projetons notamment de mener des actions de terrain (porte-à-porte) dans les territoires où il le faut, ainsi que des campagnes numériques pour décrypter massivement l'escroquerie qu'est l'extrême droite.
Nous envisageons du porte-à-porte et des initiatives locales pour écouter, échanger et rendre nos propositions concrètes.
Le numérique permettra de diffuser des décryptages sourcés et accessibles : confronter les discours de l'extrême droite à ses propositions, à ses votes et à leurs conséquences.
Nous voulons rendre ces contenus utilisables par les militants avec des argumentaires courts, visuels, vidéos et analyses de fond.
Chaque décryptage doit aussi permettre de mettre en discussion nos propres réponses sociales, écologiques et démocratiques.
Nous avons la volonté de démonter les fausses solutions de l'extrême droite et rendre les nôtres crédibles.
À long terme, quels sont vos objectifs ?
Notre horizon dépasse l'élection présidentielle 2027. Nous voulons contribuer à rebâtir un Parti socialiste durablement ancré à gauche, en rupture avec le social-libéralisme.
Nous voulons renouer avec une ambition de transformation concrète avec la redistribution des richesses, le renforcement des services publics, la démocratisation de notre régime, une nouvelle économie construite comme une alternative au capitalisme.
Cela suppose un travail de fond, une présence militante régulière et des liens durables avec les mobilisations sociales et associatives.
Notre réussite se mesurera à notre capacité à produire des idées utiles, à agir ensemble et à retrouver la confiance de celles et ceux que la gauche doit représenter.
Notre ambition, c'est de reconstruire un socialisme qui transforme la société et retrouve une force populaire.